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  • Les coulisses d’un jury d’art contemporain

    Post de Pierre Raffanel - mars 2026 Dessin d'un jury d'art contemporain ©2025 Gemini ©Post Pierre Raffanel Passer de l'autre côté du miroir et troquer son regard de visiteur contre celui de jury d’une exposition d’art est une expérience aussi gratifiante que complexe. C’est un exercice d’équilibre entre sensibilité personnelle, rigueur technique et responsabilité éthique. Être membre d’un jury, ce n’est pas simplement désigner ce qui est "beau". C'est avant tout savoir articuler pourquoi une œuvre mérite d’être distinguée. C’est transformer une émotion subjective en un argumentaire construit. Le jury cherche la "voix" de l'artiste. On ne recherche pas la perfection technique pure qui peut parfois paraître froide, mais cette étincelle de singularité : l’intention de l’artiste et la cohérence de sa réalisation par le choix de matériaux et de la composition. Le plus grand défi reste l’impartialité : mettre de côté ses a priori, faire fi de parti-pris. Un juré peut détester l'art abstrait mais reconnaître qu'une toile non-figurative est magistralement exécutée. L'objectif est de juger l'œuvre le plus objectivement possible et non selon ses goûts personnels. Si l'art contemporain semble parfois éthéré, les coulisses d'un jury sont un mélange de passion brute, de politique culturelle et de logistique pure. Bien que chaque exposition ait son propre thème, les jurys définissent en amont des critères de sélection qui s'appuient généralement sur trois piliers : la maîtrise technique (gestion des médiums, de la lumière, de la perspective et de la finition ), l’originalité (capacité à s'éloigner des clichés et à proposer une vision neuve) et l’impact émotionnel (la force de l'œuvre à arrêter le regard et à susciter une réaction) . La délibération, c’est souvent le moment le plus intense : un dialogue de regards des membres du jury composé de profils variés : galeristes, critiques, collectionneurs ou autres artistes. Cette diversité est essentielle car elle permet de croiser les perspectives. Le débat au sein d'un jury est un laboratoire d'idées. Une œuvre que l'on avait ignorée au premier tour peut soudainement s'illuminer grâce à l'analyse d'un collègue. Le consensus n'est pas toujours immédiat, et c'est là que réside la beauté de l'exercice : la défense passionnée d'un talent qui mérite d'être mis en lumière. Enfin, être jury, c’est avoir conscience de l’impact de ses décisions. Pour un artiste, un prix ou une sélection peut être un catalyseur de carrière, un boost de confiance ou une porte ouverte vers de nouvelles opportunités. C’est un rôle de passeur de lumière. En fin de compte, le jury ne crée pas le talent, il le révèle au public. C'est un hommage au travail passionné des créateurs et un engagement envers la vitalité de la scène artistique. 28 mars 2026 à la MDDA à Maromme sélection des oeuvres pour le 34 Salon de Peinture avec Annie-Claude Ferrando près des chevalets (présidente de l'association "Les amis du Salon de Peinture de Maromme" ) ©2026 photo Pierre Raffanel J’ai eu le plaisir depuis quelques années de passer de l’autre côté de la toile, de la scène en rejoignant différents jurys. Le dernier en date où j’ai été convié : le jury du 34 ème  Salon de Peinture et de Sculpture qui aura lieu du 2 au 17 mai 2026 à l’Espace Culturel Beaumarchais à Maromme, aux environs de Rouen. Je vais vous relater les rouages de son organisation. Annie-Claude Ferrando, présidente de l’association « Les amis du Salon de Peinture de Maromme » choisit l’invité d’honneur qui peut à son tour inviter d’autres artistes. En 2026, l’invité d’honneur et céramiste Laurent Levillain a décidé de convier les enfants des écoles avec qui il avait réalisé des sculptures. Sont également invités par le comité de l’association les neuf lauréats de l’année précédente et quelques artistes découverts dans différents salons. Les exposant.e.s ont postulé et participent en s’exonérant d’un droit d’accrochage. Leurs contributions permettent de financer les frais d’organisation du Salon. Leurs œuvres sont déposées la veille de l’organisation du jury. Le comité de l’association propose à tous les artistes invités au Salon de faire partie du jury (22 en 2026). Avec une jauge à neuf personnes, ce jury est composé de celles et ceux qui volontairement se proposent pour en être membres. Le jury est renouvelé à chaque nouvelle édition. Cette 34 édition revêt une dimension symbolique toute particulière pour l'association organisatrice "Les amis du Salon de Peinture et de Sculpture de Maromme". Soucieux d'assurer la pérennité de l'évènement, les membres du bureau actuel ont décidé d'anticiper la passation de pouvoir et choisi d'amorcer une transition sereine à horizon 2027-2028. C'est dans cet esprit de partage et dans un souci d'anticipation de transmission des savoir-faire et de préservation de l'identité créative de ce Salon, qu' ils ont invité la future présidente Emma Poppy et 3 personnes de son équipe à être observatrices des sélections. Les actuels membres du bureau de l'association "Les amis du Salon de Peinture de Maromme" en présence d' Emma Poppy et de son équipe, en prévision d'une future passation de pouvoir à horizon 2027-2028  ©2026 photo Marie Bueno Journal de bord du samedi 28 mars 2026 : MDDA à Maromme. Les 7 membres du jury sont, à 9h00 pétantes, prêts à débuter la sélection des œuvres in situ. Jean-Luc Feron, vice-président et trésorier fait les présentations et nous explique les tenants et aboutissants de cette journée. La présidente Annie-Claude Ferrando anime la session et nous suggère l’objectif simple mais exigeant de ces sélections : « Prendre ce qui est bon ! » Les 4 membres du comité ( Jocelyne Paumelle, Françoise Angot- Lacoste, Joelle Genty, Cyrille Boulet) sont également présentes et garantes de la rigueur administrative : suivi et conformité des inscriptions ; vérification des informations concernant les postulant.e.s, des titres des œuvres et du respect des dimensions des œuvres (stipulées par le règlement de ce 34 e  Salon).  Bénévolement, Claude Ferrando, Pierre Genty, François Liroy, Laurence Blondel veillent également au bon déroulé de l’organisation : transport et installation des œuvres sur 2 chevalets par des bénévoles de l’association, mise au « purgatoire » des tableaux et sculptures non retenues par le jury. La matinée se déroule dans une atmosphère d’échanges feutrés, constructifs. Le duel des narratifs, diversité des regards : à tour de rôle les membres du jury défendent leurs points de vue, confrontent leurs avis avec impartialité. Bref une franche bonne humeur, de très bons moments de partage, parfois amusants. Pause déjeuner sur place. La sélection d’œuvres s’enchaîne sans discontinuité : une centaine d’artistes… Quelques œuvres créent discussions, hésitations…un pastel des falaises d’Etretat fait débat… Annie-Claude en chef d’orchestre instille de temps en temps aux membres du jury quelques conseils avisés… L’organisation est rondement menée par l’équipe des bénévoles, avec efficacité et bienveillance. Fin de la session du jury : 16h45. Plus de 135 œuvres sélectionnées, prêtes à être exposées aux cimaises du 34 e Salon qui s’annonce comme une édition de belle qualité à l’Espace culturel Beaumarchais de Maromme. Dans les prochains jours, deux étapes importantes : Françoise Angot et Joelle Genty procèderont à la restitution des œuvres non sélectionnées aux artistes idoines. Annie-Claude et Claude Ferrando, Jocelyne Paumelle, Sylviane Leygonye réaliseront une relecture des fiches pour l'élaboration et l'impression du catalogue du 34 Salon. 28 mars 2026 : l'antichambre des sélections où sont stockées les oeuvres avant leur passage devant le jury  ©2026 photo Pierre Raffanel Jean-Luc Féron expliquant les rouages de l'organisation du 34 Salon de peinture de Maromme  ©2026 photo Marie Bueno   Afiiche du 34 Salon de Peinture de Maromme - mai 2026 ©Mairie Maromme -service communication Historique de mes participations à un jury : ·        1997 avril / Tremplin Rock / NECC Maisons-Alfort ·        1998 mai / Tremplin Rock / NECC Maisons-Alfort ·        2001 juin / Tremplin Rock / NECC Maisons-Alfort ·        2002 juin / Tremplin Rock / NECC Maisons-Alfort ·        2020 à 2025  / Expositions thématiques   Fédération Société Artistique La Poste / « Paysages et territoires » « Fruits et légumes ou la gourmandise » « Le vert dans tous ses états » « Dites-le avec des fleurs » « Fête du sport – Olympiades 2024 » Paris 13 – Paris 14 – Paris 15 -Maisons Alfort - Gentilly ·        2021 déc. / 93 e  Salon national Fédération Société Artistique La Poste / Bastille Design Center - Paris ·        2021-2022-2023-2024-2025 Concours national Lettr’Art – challenge d’art posté (mail art) ·        2022 juin / 48 e  Salon national Fédération Société Artistique La Poste / Tour de la Défense et Greniers du Roy - Villemur-sur-Tarn ·        2023 juillet / 94 e  Salon national Fédération Société Artistique La Poste / Bastille Design Center - Paris ·        2024 mai / 49 e  Salon national Fédération Société Artistique La Poste / Abbaye de Vinetz   Châlons-en-Champagne et espace culturel – chapelle –  Saint-Memmie ·        2024 janvier /Appel à projets de Poste Habitat – Bailleur Toit et Joie : « Prendre place » / Saint-Denis / artistes sélectionnées : Anouck Lemarquis  et Anaïs Leroy ·        2024 mars / Casting des musiciens du métro – Maison de la RATP / Paris ·        2024 mai /Appel à projets de Poste Habitat – Bailleur Toit et Joie « Fresque 150 ans impressionnisme » / Argenteuil   / artiste sélectionné : HOPARE Alexandre Monteiro / Fresque « La barque des rêves partagés » classée 13 e  du concours mondial Best of 2024 - Street art Cities : ·        2025 mars - Concours national Lettr’Art – challenge d’art posté (thème « Je m’intègre au décor » en partenariat avec Philapostel / Arzon ·        2025 mars /Appel à projets de Poste Habitat – Bailleur Toit et Joie « Au-delà du réel » / Champigny sur Marne / artiste sélectionné : compagnie MKCD ·     2026 mars / 34 ème Salon de Peinture et de Sculpture / Maromme / 100 artistes sélectionnés

  • Au pied du "mur poisson" : fresque de l'artiste urbain Florian Dejardin

    In situ avec Florian Dejardin - Propos recueillis par Pierre Raffanel en octobre 2025 Post de Pierre Raffanel - mars 2026 Fresque « Mur poisson » ©Florian DEJARDIN ©photo DR Le Street Art est souvent perçu comme un élan de spontanéité pure, une trace laissée à la hâte sur le béton. Pourtant, la réalisation d'une fresque de grande taille est un exercice de haute précision qui mêle ingénierie des matériaux, géométrie et narration. Pour comprendre ce processus méticuleux, nous avons suivi l’artiste urbain Florian Dejardin lors de la création de son œuvre « Le Mur Poisson ». Nous avons recueilli son témoignage. Son récit montre bien que derrière l'aspect spontané d'une fresque se cache une méthodologie rigoureuse, presque académique, adaptée aux contraintes du support urbain. Fresque « Mur poisson » ©Florian DEJARDIN ©photo DR 1. Préparer le dialogue avec le béton Florian Dejardin   : « Le mur est apprêté lorsqu’il est brut de béton/ ciment, afin qu’il ne "boive" pas les pigments de la peinture en spray, ainsi les couleurs restent vives et ressortent plus franchement. » Pierre Raffanel : Avant même que la première goutte de couleur ne touche la paroi, un travail de préparation invisible est nécessaire. Le support n'est pas qu'une surface ; c'est un matériau vivant, poreux et exigeant. Sans cette sous-couche, la peinture s'enfoncerait dans les pores du ciment, perdant son éclat et sa durabilité. L'apprêt crée une barrière protectrice qui garantit la saturation chromatique. Il faut dompter la porosité du support : le béton et le ciment sont des matériaux très "assoiffés". Sans une couche d'apprêt (souvent une sous-couche acrylique),  le liant de la peinture aérosol est absorbé, ce qui rend les couleurs ternes et "poussiéreuses". En isolant le mur, l'artiste garantit une saturation maximale des pigments. Fresque « Mur poisson » ©Florian DEJARDIN ©photo DR 2. L'esquisse, le tracé Florian Dejardin   : « On trace les traits de construction avec une teinte plutôt neutre et assez claire, afin qu’une fois recouverts ceux-ci disparaissent en se fondant sous les couches plus soutenues. » Pierre Raffanel : Une fois le mur "apprêté", l'artiste doit projeter son dessin à grande échelle. C'est la phase la plus critique pour la structure de l'œuvre : concevoir l'ossature de la fresque, créer cette armature graphique,  ce « squelette pictural» destiné à être recouvert par la « chair » de la couleur. L'utilisation d'une teinte neutre et claire pour l'esquisse est stratégique. C'est ce qu'on appelle souvent la mise en place au "grisaille" ou avec des couleurs "fantômes". Cela permet de valider les proportions à grande échelle, de corriger facilement les erreurs sans créer d'épaisseurs disgracieuses et s’assurer que le trait de construction ne "transperce" pas visuellement les couleurs finales. Fresque « Mur poisson » ©Florian DEJARDIN ©photo DR 3. L'équilibre entre préparation et improvisation Florian Dejardin   : « Les artistes sont souvent prémunis d’esquisses plus ou moins finalisées pour la mise en place des différents éléments, une part d’improvisation est toujours possible (éléments de liaisons, fioritures, animations dynamisantes, mise en relief…) » Pierre Raffanel : Contrairement aux idées reçues, le street-artiste ne part pas à l'aveugle. Cependant, il laisse une porte ouverte à l'énergie du moment. Florian Dejardin souligne un point crucial : l'esquisse sur papier n'est qu'une base. Le passage du format A4 au mur de plusieurs mètres change la perspective. L'improvisation permet d'adapter l'œuvre à l'environnement direct (lumière, mobilier urbain, texture du mur). Fresque « Mur poisson » ©Florian DEJARDIN ©photo DR 4. La narration : quand le mur raconte une histoire Florian Dejardin   : « Ici cartes postales ou photos s'envolent, des personnages s'en échappent, hommage à une région, au temps qui passe. Le peintre prend du recul, trace quelques lettres, dans l'esprit de la composition, empreintes graphiques volatiles. L'écriture, le verbe est l'homme. » Pierre Raffanel : Dans cette étape, la fresque quitte le simple domaine décoratif pour devenir narrative. Une fresque réussie n'est pas qu'une prouesse technique ; c'est un message. Pour « Le Mur Poisson », Florian Dejardin a intégré des éléments qui lient l'œuvre à son territoire et à l'humanité. L'utilisation de cartes postales et de lettrages ajoute une dimension temporelle et humaine. L'ajout d'éléments graphiques et volatiles transforme le mur en un poème visuel, où la typographie devient un pont entre l'artiste et le spectateur, une symbolique du mouvement et de l’éphémère. L'écriture : c'est la signature de l'intellect humain sur la matière brute. Dixit Florian Dejardin : "L'écriture, le verbe est l'homme" . Fresque « Mur poisson » ©Florian DEJARDIN ©photo DR 5. La finition : l'œil de l’artiste Florian Dejardin   : « Contours, dernières retouches et finitions, les peintres peaufinent et améliorent certains détails. » Pierre Raffanel : La dernière étape est celle du contraste et de la définition. C'est ici que l'œuvre prend sa profondeur finale. C’est souvent avec le "contour" (souvent noir ou de couleur foncée) que l’artiste redonne du punch à l'ensemble, faisant sortir les volumes et affirmant le style final. Le travail de Florian Dejardin sur « Le Mur Poisson » nous rappelle que l'art urbain est un artisanat exigeant. De la préparation chimique du support à la réflexion philosophique sur le "verbe", chaque coup de spray est le fruit d'une longue réflexion technique et artistique. Détail de la fresque « Mur poisson » ©Florian DEJARDIN ©photo DR Détail de la fresque « Mur poisson » ©Florian DEJARDIN ©photo DR Fresque « Mur poisson » ©Florian DEJARDIN ©photo DR #streetart #arturbain

  • Visites virtuelles du 49 Salon libre national de la Société Artistique en Châlonnie

    ©49 Salon libre national à l' abbaye de Vinetz à Châlons-en-Champagne ©photo Pierre Raffanel ©49 Salon libre national à l' espace culturel chapelle St-Memmie à Saint-Memmie ©photo Pierre Raffanel Retour en visites immersives 3D du 49 Salon libre national de la Société Artistique en Châlonnie et découvrez en "réalité virtuelle" 110 œuvres. 📍 Du 25 mai au 2 juin 2024 , 110 œuvres ont été exposées avec 100 artistes adhérent(e)s des 13 associations régionales de la fédération nationale de la Société Artistique de La Poste Groupe et Orange   🎨 Une exposition collective simultanément sur 2 sites d’exception : l’abbaye de Vinetz à Châlons-en-Champagne et à l’espace culturel la Chapelle St-Memmie à Saint-Memmie. ☀ Cette édition a permis une fois de plus de rendre visible les réalisations des artistes postiers, des échanges entre artistes « amateurs » et professionnels, et au plus grand nombre d’accéder à la création artistique. Ces 2 visites virtuelles sont une première pour la fédération nationale créée en 1902. Elles vous permettront sans nul doute de parcourir en autonomie, de revivre et/ou d'approfondir cette exposition collective, « contextualisée » par le biais de cette immersion 3D. Laissez-vous surprendre par ces parcours artistiques sur vos écrans (téléphone, tablette, ordinateur), parcourez-les tout simplement par curiosité et venez admirer virtuellement ces 110 œuvres  exposées dans ces 2 lieux patrimoniaux du département de la Marne.    👏 Un grand merci aux partenaires pour leur soutien dans la réalisation de ce 49 Salon libre national : COGAS de La Poste, département de la Marne, mairie de Châlons-en-Champagne, mairie de Saint-Memmie et le champagne Jean Baptiste Martin. 🤝 Curation nationale Pierre Raffanel curation régionale François Vigneron pour la SA Champagne Ardenne et réalisation des visites virtuelles Carlos Ansiaes. Post de Pierre Raffanel le 20 août 2024 Partenaires du 49 Salon libre national :

  • « Éternelle Notre-Dame », l’expédition immersive en réalité virtuelle

    Post de Pierre Raffanel ©Orange © Amaclio Productions © Emissive « Éternelle Notre-Dame » est une expérience inédite de visite de la cathédrale proposée et produite par Orange et Amaclio Productions. Équipés d’un dispositif immersif, les visiteurs peuvent explorer Notre-Dame de Paris totalement recréée numériquement, dans un espace de plus de 500 m2 . Ils peuvent ainsi vivre un véritable voyage à travers les secrets du monument, tout en (re)découvrant les événements et personnages historiques qui ont marqué son histoire. Réalisée par Emissive, sur un scénario de Bruno Seillier, Éternelle Notre-Dame est un défi technologique qui permet au public de plonger au cœur de l’histoire de la cathédrale, depuis sa construction au Moyen Âge jusqu’au chantier actuel de restauration, grâce à la réalité virtuelle. En se joignant à cette aventure, le public participe au financement des travaux : chaque visiteur devient donateur, Orange reversant une partie des revenus lui revenant au titre de l’exploitation de cette expérience à la Fondation Notre Dame pour le financement du programme d’aménagement intérieur de la cathédrale, à l’établissement public pour les travaux de restauration de la cathédrale et à la Ville de Paris, pour le financement du projet de réaménagement des abords du monument. Renseignements et réservations sur eternellenotredame.com à l’Espace Grande Arche de la Défense © Amaclio Productions © Emissive ©Orange ©Photo 1 Pierre Raffanel

  • Des architectes inspirés par Notre-Dame de Paris...

    Post de Pierre Raffanel ©UMA Ulf Mejergren Architects Le 15 avril 2019, un violent incendie touche au cœur Notre-Dame, cathédrale de Paris depuis près de 850 ans, icône du patrimoine français et monument le plus fréquenté d’Europe. Sa charpente en bois, édifiée en grande partie au XIIIe siècle, et sa flèche, construite par Eugène Viollet-le-Duc au XIXe siècle, ont été détruites, emportant dans leur chute une partie des voûtes. Le soir-même de l’incendie, le président de la République annonce l'ouverture d'une souscription nationale pour reconstruire Notre-Dame de Paris, puis fixe l'objectif de rouvrir la cathédrale en 2024. Un élan de générosité sans précédent permet de financer l'ensemble des travaux. Une loi votée à l’été 2019 prévoit la création d'un établissement public, mis en place le 1er décembre de la même année. Sa mission première est d’assurer la restauration de la cathédrale. Un vaste chantier s'ouvre alors, mobilisant artisans et compagnons venus de toute la France. Sous la conduite des équipes de l'établissement public maître d’ouvrage et des architectes en chef des monuments historiques maîtres d'œuvre, tous sont à pied d'œuvre pour sauvegarder puis restaurer l'édifice. Notre-Dame de Paris retrouvera son architecture disparue dans l'incendie, sa flèche, sa charpente et ses voûtes, dans le respect de ces matériaux d'origine. De plus, grâce aux restaurations et nettoyages intérieurs, les visiteurs et les fidèles du monde entier redécouvriront en 2024 la beauté de ces pierres, de ses décors et de son mobilier d'art. Au lendemain de l'incendie, plusieurs agences d'architectes ont spontanément fait des propositions pour remplacer la flèche et la toiture disparues. Ces projets témoignent de l'inventivité des architectes contemporains. Néanmoins, ces choix de restauration auraient été contraires aux préceptes fondateurs de la restauration des monuments historiques, et c'est donc la restauration à l'identique qui a été privilégiée. ©UMA Ulf Mejergren Architects © ABH architectes ©Godart + Roussel architectes ©Mathieu Lehanneur ©Massimiliano e Doriana Fuksas Studio Fuksas ©Alex Nerovnya Architecture Studio ©Clement Willemin Architecture Landscape Design A partir du 15 février 2023, au Palais de Chaillot - Paris XVIe : Exposition « Des bâtisseurs aux restaurateurs » coproduite par la Cité de l’architecture et du patrimoine et l’établissement public chargé de la conservation et de la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris.

  • NOTRE-DAME de Paris, un chantier hors du commun

    Post et photos de Pierre Raffanel (conférence de presse du 14 février 2023) Exposition augmentée de Notre-Dame de Paris © Histovery  © Etablissement public chargé de la conservation et de la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris © L'Oréal Groupe Une Exposition… Augmentée ! La Réalité Augmentée vous embarque pour un voyage immersif à travers 850 ans d’histoire de Notre-Dame de Paris. HistoPad en main, franchissez les portes du temps pour revivre l’extraordinaire épopée de la cathédrale, des bâtisseurs du Moyen-Âge au chantier actuel de sa restauration. Des fondations médiévales au chantier de restauration actuel en passant par le sacre de Napoléon ou le mariage d’Henri IV, revivez les plus riches heures de la cathédrale qui ont contribué à son statut emblématique de patrimoine mondial de l’Humanité. Avec la tablette HistoPad remise à l'entrée de l'exposition, scannez chacune des vingt-une portes du temps qui jalonnent le parcours de visite. Découvrez alors, grâce à la Réalité Augmentée, l'histoire presque millénaire de la cathédrale la plus visitée au monde. Découvrez une sélection non exhaustive de sept moments-clé qui ont contribué à faire de Notre-Dame de Paris ce trésor du patrimoine mondial de l'humanité. Entrée Expo "Des bâtisseurs aux restaurateurs" et unes de la presse mondiale lors de l'incendie ©photos Pierre Raffanel Exposition « Des bâtisseurs aux restaurateurs » à partir du 15 février 2023 au Palais de Chaillot , coproduite par la Cité de l’architecture et du patrimoine et l’établissement public chargé de la conservation et de la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Conférence presse - Catherine Chevillot, présidente de la Cité de l'architecture et du patrimoine et Philippe Jost, directeur général délégué de l'Etablissement public chargé de la conservation et de la restauration de la cathédrale © Photo Pierre Raffanel A deux ans de la réouverture de la cathédrale, cette exposition nous plonge au cœur de ce chantier hors-norme, du "chantier du siècle" et de ces bâtisseurs et constructeurs qui œuvrent à la restauration de l’édifice sur tout le territoire français : compagnons, artisans, architectes, ingénieurs, chercheurs… Equipements sur le chantier de restauration - Pierre de taille, agrafes métalliques datant du Moyen-Age © Photo Pierre Raffanel Le 19 avril 2019, « Notre-Dame brûle ! », ce terrible incendie provoque une immense émotion, qui va au-delà de nos frontières… A la suite de cette catastrophe, un élan de générosité de plus 340000 donateurs issus de 150 pays va permettre la mise en place du chantier de restauration qui sera placé dès le 1er décembre 2019 sous la responsabilité d’un établissement public dédié qui va en assurer la maîtrise d’ouvrage. Dès le lendemain du drame, la Cité de l’architecture et du patrimoine a « hébergé » quelques-uns des vestiges de la cathédrale : la statue du coq tombé de la flèche, les statues en cuivre des 12 apôtres et des 4 évangélistes placées par Eugène Viollet-le Duc en 1857 sur la flèche de Notre-Dame et déposées quelques jours avant l’incendie pour être restaurées. Parce qu’elle accueillait ses œuvres et parce qu’elle a pour mission de conserver et de valoriser le patrimoine français, la Cité de l’architecture et du patrimoine a souhaité présenter cette exposition : « Cela s’est imposé comme une évidence. Par ailleurs le lieu conserve une riche collection de moulages et abrite le fonds Viollet-le Duc. » nous confie Catherine Chevillot, présidente de la Cité de l’architecture et du patrimoine. Cette exposition « Des bâtisseurs aux restaurateurs » permet une immersion totale au cœur du chantier, de cette aventure exceptionnelle qui se déroule au cœur de Paris et dans de nombreux ateliers partout en France avec ces hommes et ces femmes qui s’inscrivent dans la longue lignée des bâtisseurs qui ont façonné l’histoire de ce patrimoine mondial de l’humanité. Elle offre un lien privilégié avec l’édifice pour le moment inaccessible au public et permet de découvrir le savoir-faire des compagnons et artisans d’art qui œuvrent à rendre la cathédrale au culte et à la visite en 2024. Statues en cuivre des apôtres et évangélistes placées par Eugène Viollet-le-Duc Statues en cuivre des apôtres, évangélistes, ange St Mathieu et maquette de la flèche, © Photos Pierre Raffanel Vues panaromiques de l'exposition au Palais de Chaillot © Photos Pierre Raffanel Vue de la flèche de la cathédrale Notre-Dame (Charles Marville vers 1860), la flèche en cours de construction (Frères Bisson vers 1860) et détails de peintures murales (Maurice Ouradou vers 1870) © Photos Pierre Raffanel Coq de la flèche - entreprise Monduit d'après un modèle d'Adolphe Victor Geoffroy-Dechaume 1854, restauration d'un des vitraux, demi-écoinçons ornés de rinceaux - portail Saint Anne vers 1140 © Photos Pierre Raffanel Tuyaux provenant du grand orgue de Notre-Dame de Paris - XVIIe et XIXe siècle - installation d'Olivier Chevron, facteur d'orgues et le tableau "Saint Charles Borromée donnant la communion aux pestiférés" Carle Van Loo 1743 DRAC Île de France © Photos Pierre Raffanel Affiche : Projet pour la restauration de la façade occidentale de Notre-Dame de Paris Eugène Viollet-le-Duc et Jean-Baptiste Lassus,1843, dessin à l’aquarelle sur papier, fac-similé ©Médiathèque du patrimoine et de l’architecture/ Dist.RMN- Grand Palais

  • Quand Barbara s’habille de pop et d’électro

    Post et photos de Pierre Raffanel L'accordéoniste Roland ROMANELLI et Christophe MALI lors du concert hommage à Barbara "Musiques plissées" ©2026 photo Pierre Raffanel – Paris, le 19 mars 2026 – À l’invitation de la Sacem et de Sacem Université, l’auditorium Debussy-Ravel a accueilli hier soir « Musiques plissées – Génération Barbara », un concert hommage exceptionnel dédié à Barbara. Véritable manifeste pour la transmission culturelle, cet événement a marqué la rencontre entre une figure historique de la chanson française et la nouvelle garde de la création musicale. Il est des rencontres qui marquent une vie. En 2019, lors d'un déjeuner suite à une présentation de spectacles au Théâtre Raspail, Roland Romanelli me partageait avec passion ses souvenirs et moultes anecdotes aux côtés de Barbara. Sa fidélité à l'instrument, ce "piano à bretelles" si cher à l'artiste, laissait déjà présager que l’histoire n’était pas finie. Sous l’impulsion de la stratégie événementielle de la Sacem, la soirée a célébré l’hybridation des genres. Roland Romanelli, compagnon de route historique de Barbara, s’est associé à l’accordéoniste Sébastien Farge ainsi qu’aux jeunes talents du collectif Pulse Nation, dirigé par Stanislas. Ensemble, ils ont offert une relecture audacieuse du répertoire de la « Dame en noir », transportant l’accordéon — instrument symbole de nostalgie — vers des territoires pop, électro et lounge. Le point d’orgue de cette soirée, animée par Christophe Mali en maître de cérémonie pour l’occasion, fut la présentation d’une œuvre inédite : « Instants volés ». Cette chanson inachevée de Barbara a été finalisée et arrangée par les élèves de Pulse Nation, illustrant parfaitement la mission de la Sacem : faire vivre le patrimoine en le confiant aux créateurs de demain. Chanson inachevée de Barbara "Instants volés" avec Roland ROMANELLI et les élèves du collectif PULSE NATION ©2026 photo Pierre Raffanel Concert hommage à Barbara "Musiques plissées" avec les élèves du collectif PULSE NATION ©2026 photo Pierre Raffanel Ce rendez-vous souligne l’engagement de la Sacem et de sa branche Université dans l'accompagnement des nouveaux talents et la préservation dynamique des œuvres. En brisant les frontières entre les époques, « Musiques plissées » démontre que le patrimoine musical français reste une matière organique, capable de se métamorphoser au contact des technologies et des esthétiques contemporaines. Ce concert est un magnifique symbole de transmission ; un pont nécessaire entre l’histoire de notre répertoire et l’innovation qui définit la création actuelle.   #Sacem #Musique #Innovation #Barbara #RolandRomanelli #PulseNation #Accordéon #Patrimoine #Culture Auditorium Debussy- Ravel au siège de la SACEM avent la soirée hommage à Barbara "Musiques plissées" ©2026 photo Pierre Raffanel

  • Le peintre Yves DEGORRE in situ

    Post de Pierre Raffanel Extrait de la revue Post'Art 7 - décembre 2021 - La Société Artistique Atmosphère d’atelier du peintre Yves DEGORRE à Wallers, près de la "trouée d'Arenberg" dans le Nord. Yves DEGORRE et son épouse Eva © Photo Marie Bueno Une fois n’est pas coutume, ce ne sont pas les personnages singuliers des tableaux d’Yves Degorre qui vont nous regarder légèrement pensifs, mais nous qui allons nous pencher dans l’atmosphère de création de l’artiste, jeter un œil sur sa table de travail, scruter cette pièce jaune style art déco où ont été créés ses « Gilles », ses courbes féminines, ses formes fantasmagoriques... L’atelier de l’artiste est situé à Wallers, à quelques encablures de la « Trouée d’Arenberg » secteur pavé de 2400 mètres et passage mythique de la course cycliste « Paris-Roubaix » dans la maison de l’ancien garde-chasse du Prince d’Arenberg ! Dehors le temps est à la pluie, dedans nous sommes accueillis par le sourire d’enfant, la tendre bonhommie d’Yves et l’humour charmant de son épouse Eva dans cette demeure toute jonchée des œuvres des différentes périodes artistiques de l’artiste et de sa fille Corinne. Nous sommes venus essayer de percer le « mystère » des œuvres de l’artiste. C’est dans le caractère d’Yves Degorre sans nul doute que se définit sa peinture qui évoque tour à tour la fluidité, la douceur, le paradoxe, l’évanescence. Le champ lexical de ses créations : attendrissantes, oniriques, circassiennes, féminines, inquiétantes, ondulantes, énigmatiques, délicates, grinçantes… Yves DEGORRE (technique mixte) C’est son mariage avec Eva qui sera le déclencheur de sa passion. Nous sommes alors en 1971 et Yves est âgé de 27 ans. A dix-huit ans, il aurait voulu entrer au Beaux-arts, mais ses parents ont refusé. Il est alors entré à la Poste comme guichetier à Roubaix. S’ensuivra vingt-huit mois de service militaire en Algérie, à son retour en France il sera nommé à Valenciennes, puis continuera sa carrière pendant une quinzaine d’années au centre de tri de Valenciennes en horaires de nuit pour pouvoir peindre en journée. Sa technique : sur la toile, il dépose des aplats de couleurs, puis se profilent petit à petit des contours de personnages qui peuvent changer au fur et à mesure de son inspiration, du hasard. « Quelquefois, je traîne, je ne trouve pas…alors je remets de la couleur, j’efface, je ponce, j’applique du modeling paste si besoin… ». Pour obtenir un effet de fluidité entre les différentes couleurs de peinture, de quasi-superposition, de transparence, il met de la couleur sur du sopalin, tapotant plus ou moins pour avoir un peu d’épaisseur. On dirait presque du pastel. Souvent des journaux des magazines lui servent de palette. Les tons utilisés sont « pastels » : jaune, gris bleuté, jaune-vert, rouge pâle, bleu ciel, rose… Yves DEGORRE (technique mixte) De prime abord une œuvre de Degorre peut paraître contradictoire, car à la fois accessible et absconse, puis peu à peu son univers fantastique aux douces couleurs tout empreint de visions, de rêves suggérés s’immisce dans les méandres de notre inconscient et nous emmène vers une sorte de paradis perdu. Le Petit Prince de Saint Exupéry nous dessine un mouton ; le Petit Prince Yves « d’Arenberg » des clowns, pantins, poupées, marionnettes, des apparitions ! l'atelier "jaune" d'Yves DEGORRE ©photo Pierre Raffanel Lui dit : « La peinture est avant tout un jeu, un plaisir ! » Pourtant primé et médaillé à maintes reprises, présenté par les galeries et salons les plus prestigieux, Yves Degorre tient à son autonomie d’artiste, reste éloigné des modes du marché de l’Art. Elle, son épouse Eva, nous suggère avec une pointe d’humour non dissimulée : «T’es dans le flou, minou ! ». Mon royaume pour un cheval (technique. mixte) ©Yves DEGORRE   © Photo Pierre Raffanel Eclaircissons ce « flou artistique » au travers de ce portrait chinois ! Yves, si tu étais… Un peintre ? Klimt Un animal ? Un chat Un paysage ? Un parc fleuri Une fleur ? Une rose Une couleur ? Bleu ou rouge Un pays ? La France Un instrument de musique ? Une guitare Un musicien ? Brel et Brassens Une phrase ? « Ce qui compte c’est la santé ». Yves Degorre et son univers pictural nous inspirent deux autres maximes : « La gaîté est la moitié de la santé » et « l’humilité est le contrepoison de l’orgueil ». Post de Pierre Raffanel Extrait de la revue Post'Art 7 - décembre 2021 - La Société Artistique Mes frangines - Yves DEGORRE © 2021 Photo Pierre Raffanel Des objets collectés en préparation de réalisations d'Yves DEGORRE ©photo Pierre Raffanel Yves DEGORRE ©photo Pierre Raffanel

  • Art postal et Mail art

    Post de Pierre Raffanel - janvier 2020 (DP musée de La Poste)  Enveloppe illustrée réalisée par Frédéric Pioche, postier, adressée à Alphonse Perrault, gouache et aquarelle sur papier (© Musée de La Poste – La Poste, 1905/ Thierry Débonnaire, 2019) L’histoire postale est aussi une histoire de l’art qui traverse les courants artistiques. Ainsi, au XIXe siècle, l’essor de la correspondance voit l’émergence d’un espace de création tant pour les particuliers que pour les artistes « reconnus ». A travers l’envoi d’une lettre ou d’une carte postale, les expéditeurs de toute sorte se sont amusés avec les codes de l’administration, de l’agrément d’une enveloppe à la subversion d’un réseau d’artistes engagés. La Poste a su, parfois bien malgré elle, être le vecteur de créations s’affranchissant de ses conventions et une source d’inspiration unique pour les artistes détournant boîtes aux lettres ou sacs postaux.   De l’art par La Poste, les enveloppes décorées La correspondance en France connaît un plein essor au milieu du XIX e siècle avec la naissance du timbre en 1849 et l’apparition des enveloppes manufacturées. Jusqu’alors les lettres étaient pliées et cachetées par l’expéditeur et leur acheminement coûteux. Le papier se démocratise et l’alphabétisation permet l’accès à l’écrit d’une grande partie de la population. Les échanges se multiplient et les expéditeurs ne se privent pas d’illustrer leurs envois : dessin, gouache, aquarelle … Le postier Frédéric Pioche  a ainsi peint de nombreuses enveloppes au début du XX e  siècle, intégrant de manière facétieuse l’adresse de son correspondant à des scénettes illustrées. Des artistes actuelles comme Chris Besser ou Sylvie Graindorge ont également intégré à leur pratique l’enveloppe peinte ou détournée.   La carte postale Née à Vienne en 1869, la carte postale explose réellement en France lors de l’Exposition universelle de Paris en 1900. Des milliers d’exemplaires de cartes y sont vendus. Très diffusée grâce aux progrès techniques de l’impression, la carte postale connaît un véritable engouement populaire. Les artistes s’en emparent et en font un objet d’avant-garde : expressionnistes, futuristes, dadaïstes et surréalistes ont utilisé la carte postale comme support dans le premier quart du XX e  siècle. Paul Eluard en fit la collection et se livra à des montages fantaisistes et poétiques. Après la Première Guerre mondiale, la crise de 1929 puis la Seconde Guerre mondiale, la carte postale est en déclin et apparaît démodée face à l’accélération tout au long du siècle des télécommunications. Ce mode d’échange, associé aux vacances, garde cependant son aura nostalgique et reste un support artistique.    Artistes en correspondance Dans les années 1960, années contestataires, apparaissent des réseaux d’artistes utilisant la voie postale comme espace d’expression libre, affranchie du marché de l’art. Ce sont les débuts du Mail Art, mouvement fondé à New York par l’artiste Ray Johnson en 1962. Il crée la « New-York Correspondance School of Art » et multiplie les actions, en postant des lettres collages recouvertes d’images insolites dessinées ou découpées dans des magazines, invitations à des rendez-vous réels ou fictifs. Il les expédie à l’attention de personnalités en vue ou alors à de parfaits inconnus choisis au hasard dans les pages de l’annuaire. Selon Johnson : « le Mail Art appartient à tous, il doit être l’affaire de tous et non pas d’un seul ». Il fixe les règles suivantes « not for sale, no copyright » : (pas à vendre, pas de droit de reproduction), « no fee, no jury, no technic and size free » : (pas de droit d’inscription, pas de jury, pas de technique et dimension libre). Très vite apparaissent des réseaux (ou « networks ») d’artistes à travers le monde, la plupart engagés politiquement et correspondant avec des pays soumis à la dictature, en Amérique du Sud ou en Europe de l’Est, contournant la censure pour défendre les droits humains. Ces réseaux mouvants détournant timbres et tampons, utilisant tous supports, seront très actifs jusqu’à la fin des années 1980. L’artiste japonais Ryosuke Cohen en propose une synthèse dans son œuvre collective Brain Cell  (cellule cérébrale) commencée en 1985. A partir des timbres et des tampons créés et envoyés par son réseau (des milliers de membres à travers plus de 80 pays), l’artiste compose des sérigraphies sur papier aussi denses et variées que le tissu cérébral humain. Chaque participant en reçoit une copie avec la liste des contributeurs.  Le mouvement disparaît peu à peu dans les années 1990 au profit d’Internet, qui devient le moyen d’expression privilégié des Mail Artistes. Des « Mail Art call » ou « appels d’Art Postal » sont lancés quotidiennement sur des thématiques variées. Des forums et des galeries en ligne sont également proposés.  Le Mail Art, mouvement libre, échappe encore à toute définition trop figée et permet de repenser l’art sous le prisme de l’échange, du don et de la réciprocité. Robe de bal en timbres-poste de 1947 dans la vitrine (plateau 3) (© Hervé Abbadie  2019 © Musée de La Poste – La Poste 2019)     L’Art Postal L’Art Postal s’inspire d’une manière très générale de l’institution postale et de son univers matériel en le détournant de sa fonction première. Son champ d’action est vaste, allant de la création graphique sur enveloppe ou tout autre objet de corres-pondance jusqu’à l’objet postal revisité.  Ainsi, la boîte aux lettres a été le support de nombreuses inspirations artistiques, de la facétieuse Boîte alerte  de Marcel Duchamp et Mimi Parent réalisée en 1959-1960 comme catalogue-objet de l’Exposition inteRnatiOnale du Surréalisme (EROS), aux œuvres de Street Artistes actuels.  Citons parmi d’autres, l’artiste Skall qui crée la Boîte de lumière , série de boîtes aux lettres recouvertes de peinture à paillettes (1995) ou encore C215 qui les métamorphose avec ses portraits au pochoir : interview de C215 : en savoir > Thibaud Guilet La marquise de Sévigné : envoi contemporain fantaisiste—Aquarelle sur carton, ficelle, plume et timbre-poste (©Musée de La Poste - La Poste, 1996 / Thierry Débonnaire, 2019 / Tous droits réservés)

  • Le peintre Daniel BIGARÉ in situ

    Atmosphère d’atelier Le Nergone  de Daniel BIGARÉ à Ecury s/ Coole, petit village près de Châlons en Champagne. Daniel BIGARE dans son atelier le jour de l'interview ©2020 Photo Pierre Raffanel « Tu ne sais pas où tu vas arriver, c’est la toile qui t’emmène ». Les spys - Daniel BIGARE Nous y sommes, le décor est planté : le clapotis de la rivière Coole au fond de la cour, l’ambiance chaleureuse de cette maison champenoise restaurée avec une bande de « potes », de grosses poutres de bois et un escalier qui nous mène à ce bel atelier de 80 m2 …et oh! surprise, juste à côté, une galerie constituée de 120 mètres linéaires pour accrocher les toiles du « Big ». C’est Ginette, son épouse, qui nous accueille, bienveillante et attentive, on sent immédiatement une complicité entre ces deux-là ! Noir et blanc - Daniel BIGARE ©2020 Photo Pierre Raffanel L’atelier est un cocon style loft avec une luminosité idéale et propice à la création. Très structuré, ordonné et fonctionnel aussi : le coin travail (grand chevalet, pinceaux, palettes, pots …), la mini-cuisine, le coin rangement (ordinateur, classification des œuvres de l’artiste…), et un coin pour refaire le monde et boire un coup avec les copains : un canapé, une guitare, une collection de pipes et de cafetières… Justement, un de ces copains d’enfance : Jean Cabut. Ils sont nés à quatre jours d’intervalle, à Châlons en Champagne et fréquenteront les mêmes bancs d’école. Daniel, voyant que Cabu est un as du dessin « capable même de faire un croquis dos tourné, les mains dans les poches » préfère s’orienter vers la « gribouille ». Dédicaces de Cabu et Goscinny à l'attention de Daniel ©2020 Photo Pierre Raffanel Pendant les premières années, sa peinture est dans la grisaille : des tons gris, marron, vert. Puis s’inspirant du « bleu » de Nicolas de Staël, il créera au fil du temps sa palette de « blue note » personnelle. Puis il « monte en gammes de couleurs » Le vert, lui, a presque complétement disparu. Les couleurs sont à l’épicentre de toute l’œuvre de Daniel Bigaré. La couleur est structurante, point d’ancrage de son inspiration, le dessin lui vient dans un deuxième temps. Ses personnages bougent en une verticalité rythmée, heureuse et dynamique. Rien n’est statique ! Ses tableaux sont vivants, empreints d’humanité et de voyages : marines, ports méditerranéens, marchés au Burkina Faso, souks, paysages bretons, ambiances urbaines, New-Orléans et jazzmen new-yorkais. D’ailleurs, John Coltrane est son musicien préféré. Jazz à Juan Les PIns - Daniel BIGARE Cabu lui insufflera l’idée de changer son paraphe d’artiste, « trop inspirée de Bernard Buffet ». La liberté de ton de Daniel Bigaré viendra lors d’une exposition de La Société Artistique : « J’arrive, je vois Pierre Lonchamp en débardeur, rouge vif. Son allure m’a scotché, son attitude nonchalante m’a impressionné. Un véritable déclic qui m’a libéré. » C’est le départ du style Bigaré, à mi-chemin entre le figuratif et le non figuratif. D’autres peintres postiers l’inspireront : Albert Gorra peintre figuratif de Châlons, Augustin Memin, Claude Frégère, Gaston Sébire , Pierre Ambriogiani, Yves Degorre … avec tous, le même dénominateur commun, la passion de leur art ! Post de Pierre Raffanel Extrait de la revue Post'Art 5 - novembre 2020 - La Société Artistique Jeune fille au chapeau - Daniel BIGARE Le Grau du Roi - Daniel BIGARE Marée basse © Daniel BIGARE New Orleans Canal Street - Daniel BIGARE - couverture inversée de la revue POST'ART

  • Le peintre Roger PENDARIÈS in situ

    Roger PENDARIES dans son atelier © 2022 Photo Pierre Raffanel Atmosphère d’atelier du peintre Roger Pendariès à Saint-Jean, près de Toulouse. Ce n’est pas sans un pincement au cœur que je me retrouve en ma terre natale à la rencontre de Roger Pendariès, authentique toulousain et peintre de la « couleur et du chant de la vie ». Son atelier se situe à l’écart de sa maison dans une vaste pelouse bordée de chênes et de parterres de fleurs. Ses débuts : son père qui pratique l’art en amateur l’encourage…à l’école il aime dessiner et se passionne également pour le sport, surtout la bicyclette. C’est le rugby qui lui permettra de rester à Toulouse après son service militaire, et une hernie discale qui stoppera net toute pratique sportive. En 1943, à 14 ans, après son certificat d’études il entre dans l’administration postale comme télégraphiste et se met à faire des croquis, des portraits à la gouache recopiant des cartes postales ! Ensuite c’est au « bureau-gare » où il travaille, dans les années 52-53 qu’il rencontre René Bonnefont qui lui transmet l’envie de peindre, lui permettra de connaître la Société Artistique et son responsable Edmond Sahuguède. Plus tard les encouragements répétés de Gaston Penavayre et un esprit d’émulation avec les peintres Joseph Mistou, Darcourt, Nougaillon ! Son apprentissage : en autodidacte, par une pratique sans relâche, au jour le jour, en se confrontant ave le milieu artistique local et en puisant l’inspiration dans les paysages des Pyrénées Orientales, de l’Aude… Il participe dès 1960 à de nombreux salons régionaux. En 1972, première exposition personnelle avant d’étendre sa participation à d’autres galeries et salons en France et à l’étranger. Il obtient de nombreux prix pour ses huiles et ses pastels. Des encouragements des PTT par des commandes importantes, de grandes fresques pour les Chèques Postaux de Toulouse et les Télécoms d’Albi. En 1980 il réalise avec René Bonnefont la décoration de l’Office National des Annuaires à Bordeaux. En 1986 et 2005 il est invité d’honneur au Salon National de la Société Artistique au Musée de la Poste à Paris. Eté en Lauraguais (huile) de Roger Pendariès © DR Photo Sa technique : au début du figuratif, puis petit à petit il élargit sa toile, « ce qui l’intéresse ce sont la couleur et l’atmosphère ». Il travaille à la truelle (« arrangée par ses soins pour qu’elle soit assez souple »), pose sa couleur en à-plat de manière fine tandis que des monticules de peinture à l’huile séchée, s’amoncellent sur sa palette, se sert de « petits cernes pour faire monter la touche ». Ensuite il faut de la patience, attendre que ça sèche, mettre 3 ou 4 épaisseurs de peinture « sinon ça craquelle, du coup, une toile commencée à l’automne il l’a finie au printemps ». Souvent il peint en amont un pastel pour élaborer sa composition…Cette technique personnelle, ce travail de patience, cette recherche amoureuse de la couleur (du levant sur l’étang de Thau ou des couleurs du désert) traduisent au plus juste sa vision. « Pour lui le sujet importe peu, seule la couleur est là pour apporter l’émotion ressentie devant le paysage, mais du combat on ne garde que la victoire, victoire de la ligne, de la couleur, victoire de la création et du temps, la toile s’élabore aussi lorsqu’elle attend juste le moment où elle sera Camargue, Andalousie, Tunisie, Sibérie, nuit ou jour. Elle sera émotion, elle sera vie pure et palpitante ou centre même de la couleur, au spectateur de ralentir le pas et de s’en imprégner. » Post de Pierre Raffanel Extrait de la revue Post'Art 8 - mai 2022 - La Société Artistique Champ de coquelicots (huile) de Roger Pendariès © DR Photo

  • Musée Basque / Léon BONNAT, peintre il y a cent ans

    Post de Pierre Raffanel - août 2022 pour la revue Post'Art 9 - La Société Artistique Musée basque et de l'histoire de Bayonne ©Photo Pierre Raffanel J’ai découvert avec ravissement le 7 juillet, veille de l’ouverture, l’exposition évènement consacrée à Léon Bonnat pour marquer le centenaire de sa mort et rendre hommage à cet artiste – peintre, graveur, collectionneur, professeur- qui légua à sa cité natale, Bayonne, une collection d’œuvres d’art parmi les plus estimées de France dont un ensemble conséquent d’œuvres de Bonnat lui-même. Le Ministère de la Culture a même "estampillé" cette manifestation qui dure six mois, du label exposition d’intérêt général . Sabine Cazenave, Directrice du Musée Basque et commissaire de cette exposition nous confie que " c’est la première fois qu’autant d’œuvres de Léon Bonnat sont réunies et que ce fût une gageure car les espaces de cette maison du début XVIIe – le Musée Basque - ne sont pas forcément adaptés à des œuvres de grands formats." Pas moins de 84 œuvres, issues des collections du Musée Bonnat-Helleu de la ville de Bayonne et d’autres prêtées par les Musée du Louvre, d’Orsay, du Petit Palais, du Château de Versailles…et de collections privées. L’exposition retrace chronologiquement la riche carrière de l’artiste, montrant l’évolution de son style, la diversité de ses influences et la pluralité de ses thématiques, des premiers succès de peintre d’histoire à ses oeuvres orientalistes, sa production paysagiste et ses grands décors. Mais surtout, ce qui l’a rendu célèbre et lui a ouvert les portes de l’Académie : ses portraits. Portraitiste de personnalités des Arts, des Sciences et de la Politique comme Louis Pasteur, Dominique Ingres, Léon Gambetta, Jules Ferry, Ernest Renan, Henri Germain, Emile Loubet, Aramand Fallières ou Adolphe Thiers… Son tableau le plus célèbre, nous le connaissons tous ! Nous l’avons observé sur les bancs d’école, dans un magazine et pourtant, souvent nous ignorons que cette œuvre est de Léon Bonnat : le portrait de Victor Hugo , d’ailleurs frontispice de l’affiche, peint seulement avec du blanc et un dégradé de brun. Cette attention portée sur le travail de la matière, de la lumière et un fond souvent sombre se retrouve sur nombre de ces œuvres. Cette exposition permet sans nul doute de réhabiliter cet artiste en montrant toute l’étendue et la multiplicité de son talent. Benjamin Couilleux, Directeur du Musée Bonnat-Helleu et commissaire de cette exposition nous dit : "Trop injustement et longtemps oublié, ce peintre mérite largement d’être reconnu ! Egalement bienfaiteur, il a énormément contribué au rayonnement culturel bayonnais." ©Léon Bonnat (1833–1922). Autoportrait. 1855, huile sur toile marouflée sur bois, Paris, Musée d’Orsay. Né en 1933 à Bayonne, Léon Bonnat s’établira à Madrid avec son père et suivra de 1846 à 1853 sa première formation à l'atelier de Federico et José Madrazo à la Real Academia de Bella Artes de San Fernando. Revenu dans sa ville natale suite au décès de son père, il partira grâce à une bourse de la ville de Bayonne à Paris en 1854 pour parfaire son apprentissage dans l'atelier de Léon Cogniet à l'école des Beaux-Arts. Ces séjours permettront au jeune artiste de forger son style vigoureusement réaliste, nourri par la tradition de la peinture française comme espagnole. En témoigne ce premier Autoportrait (1855), une huile sur toile marouflée sur bois présentant un Léon Bonnat jeune, beau garçon, loin des standards de l'époque. Une oeuvre déjà résolument moderne et très "ressemblante". Presque à l'égale d'une photographie ! ©Madame Pasca. 1874, huile sur toile, Paris, Musée d’Orsay. En 1857, au Prix de Rome, sa "Résurrection de Lazare" ne lui valut qu'un deuxième prix mais une aide financière de Bayonne lui permettra de séjourner trois années en Italie dans la ville aux sept collines. Le peintre gardera durant toute sa vie des liens très étroits avec sa ville natale. "C'est un homme qui tout au long de sa carrière, y compris au moment de sa plus grande gloire parisienne, n'a jamais oublié d'où il venait. Il revenait fréquemment à Bayonne mais aussi à Saint-Jean-de Luz." dixit le Maire de Bayonne, Jean René Etchegaray. Les décennies 1860-1870 verront l'artiste progressivement s'imposer sur la scène parisienne, il expose au Salon de grandes compositions religieuses frappantes par leur mélange de naturalisme et de théâtralité, tout en s'inscrivant dans la tradition des maîtres du passé par leurs inflexions renaissantes et baroques. Son tableau "Le Christ en croix" , commande de l'Etat en 1874, à l'époque d'un impressionisme naissant, provoque un scandale par son "cruel réalisme" : cette oeuvre majeure marquera un tournant qui sera considéré comme naturaliste.Dans les années 1870, l’atelier de son hôtel particulier verra défiler hommes politiques les plus en vue, artistes, écrivains, actrices célèbres tels Victor Hugo, le cardinal Lavigerie, le duc d’Aumale, auxquels s’ajoutent la jet set américaine (Astor, Vanderbilt...), le cercle des familles israélites et moultes personnalités aisées à l’instar de « Madame Pasca » (1874) . Devenu riche et célèbre, le peintre et maître acquiert une collection extraordinaire de chefs-d’œuvre composée d’esquisses de Rubens, de dessins de Léonard de Vinci, de Raphaël et de Michel Ange…et deviendra un collectionneur d’art français de haut rang. Nommé Grand-Croix de la Légion d’Honneur le 14 octobre 1900, Bonnat dirige les Musées nationaux jusqu’à sa mort. Nommé directeur de l’école des Beaux-Arts de Paris en 1905, ce grand admirateur de Diego Velasquez enseignera toute sa carrière à de nombreux élèves français et étrangers : citons Henri de Toulouse-Lautrec, Thomas Eakins ou Raoul Dufy…mais également à des jeunes talents originaires de Bayonne et du Pays Basque. Le rôle de Bonnat s’avèrera essentiel pour l’émergence, à la fin du XIXe , d’une véritable école picturale bayonnaise. La plupart des artistes s’illustreront à leurs débuts dans des sujets historiques et prendront toutefois une voix singulière, sans renier l’héritage du maître. Seule femme du groupe, Marie Garay sera très attachée à l’identité culturelle de sa région natale. ©Pays Basque en 1898 - Léon Bonnat - Paris, Musée d'Orsay - dépôt Musée Basque et de l'histoire de Bayonne À son décès en 1922 à Monchy-Saint-Éloi et sans descendance, Léon Bonnat se souviendra des aides octroyées naguère par sa ville natale et lui léguera sa collection exceptionnelle. Célèbre et célébré de son vivant, Léon Bonnat se verra injustement éclipsé par les courants modernes du début du XXe comme l’expressionnisme, le cubisme, le surréalisme. Pourtant, ses portraits devenus pour certains iconiques, son style complexe nourri par les maître anciens et sa fidélité à un naturalisme singulier en font l’un des maîtres les plus originaux de l’art français de la IIIe République. Benjamin Couilleaux / Sabine Cazenave (vernissage) ©Photos Pierre Raffanel A voir : Le programme exhaustif de l’exposition : A paraître : au mois d’août à la boutique du Musée Basque et de l’histoire de Bayonne Le catalogue de l’exposition « Léon Bonnat peintre (1833-1922) du Pays Basque à Victor Hugo », Ed. Faton, sous la direction de Sabine Cazenave et Benjamin Couilleaux à l’automne 2022 Le second volume du catalogue raisonné intitulé "Léon Bonnat - Au-delà des portraits" de Guy Saigne - Ed. Mare et Martin Arts, par bon de souscription.

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