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  • Dédicace avec SPEEDY GRAPHITO

    Le 8 octobre 2022, Speedy Graphito nous a dédicacé avec bonhomie, posca en main son livre-jeux « Mondes imaginaires » au Musée en Herbe dans le 1er arrondissement parisien ! Ce fut l’occasion de se plonger dans l’univers haut en couleur de ce pionnier du street-art, de cet artiste protéiforme au milieu de ces œuvres mêlant références à l’histoire de l’Art, la bande dessinée, les dessins animés, le consumérisme et l’écologie. Un voyage initiatique et poétique au cœur de l’imaginaire de l’artiste autour d’une quarantaine de ses réalisations. La chambre aux mille trésors : une poupée à l’effigie de Speedy Graphito entourée des héros qui ont marqué notre enfance La cité des énigmes : des œuvres mélangeant pixels, jeux vidéos, écrans d’ordinateurs, télévisions, téléphones soulignant notre addiction aux nouvelles technologies et à la culture numérique. Le musée dans les nuages : de nombreuses références à l’histoire de l’art, notamment des peintres surréalistes qui nous ouvrent les portes d’un mode imaginaire et poétique. Le tunnel spatiotemporel : une installation lumineuse et totalement immersive qui nous propulse dans un monde parallèle où se mêlent science-fiction et consumérisme. Le jardin fantastique : une déambulation dans un jardin labyrinthique, un univers féérique où se côtoient créatures mystiques, mythologiques, tribales et fantastiques ! ©Speedy Graphito / ADAGP-Paris ©2022photos Pierre Raffanel Speedy Graphito en quelques dates : 1975-80 / décors de théâtre pour la « Lyrique » de l’Isle-Adam 1975-78 / études au lycée d’arts appliqués «Rue madame» Paris 1978-80 / études supérieures à «l’École Estienne» Paris 1983/ premier mur peint 1984 / première exposition en galerie 1985/ création de l’affiche pour «La ruée vers l’art» Ministère de la Culture 1987 / “You are the world” création d’une ligne de T-shirts “Speedo” création du journal des fans de Speedy 1989/ projections pour le concert de JM. Jarre 1993/ emblème de la mission spatiale Altaïr-CNES Identité visuelle de “La Halle St-Pierre” Paris 2014 / ”Ainsi soit Lapinture” co-réalisation du film documentaire long métrage 2015 / ”La plus grande fresque d’Europe” Festival International de Street Art 2016 / première rétrospective au Musée du Touquet Paris-plage

  • De toi à moi à la Fondation Fiminco

    Carte blanche à Jennifer Flay Post et photos de Pierre Raffanel (visite commentée le 6 novembre 2022) Lors de l'exposition à la Fondation Fiminco du 15 octobre au 27 novembre 2022 De toi à moi à la Fondation Fiminco Un collectif de dix artistes : Elsa Werth, Liv Schulman, Sara Sadik, Myriam Mihindou, Randa Maroufi, Tirdad Hashemi et Soufia Erfanian, Neila Czermak Ichti, Mégane Brauer et Bianca Bondi. Des œuvres associant dessin, peinture et collage, sculpture et assemblage, installations vidéo et sonores, films, performances, interventions in situ, écriture et éditions. Des univers singuliers…questionnant sur l’identité au sens large, sur le langage et sa place dans l’expression plastique; une critique du système monétaire mondial, allant jusqu’à la parodie, la mise en abyme et l’effondrement ; une évocation de la problématique des frontières géographiques et immatérielles, physiques et psychologiques, incorporant la notion d’échange et de transfert. ©Jennifer Flay et Katharina Scriba, Directrice de la Fondation Fiminco ©Jennifer Flay © 2022 photo Marie Bueno « Le titre De Toi à Moi traduit cette notion de partage et de transmission et évoque l’existence sociale originelle d’une œuvre d’art ; sa place dans le monde qui résulte du passage d’un artiste à son public, au terme de l’acte solitaire de la création. Les artistes, elles vivent et travaillent en France. Pays de naissance, pays d’adoption ou pays d’accueil, venant d’ici ou d’ailleurs, même d’ici et ailleurs, toutes entretiennent une relation forte avec cet ancrage. Sur l’invitation de l’exposition une formule ancestrale s’affiche, reprise sur une image d’époque d’une banderole fièrement arborée lors d’une manifestation de suffragettes au début du 20ème siècle. We rise or fall together. De toi à moi, elle sonne toujours aussi vraie. » Jennifer Flay , commissaire invitée. Jennifer Flay a effectué pour cette exposition un travail de pré-sélection d’artistes pour les conservateurs du National Museum of Women’s Art (Washington, U.S.A) à la demande des Amies du National Museum of Women’s Art en France, et en vue d’une exposition qui aura lieu lors de l’inauguration des locaux rénovés du musée en 2024. ©myriam mihindou © bianca bondi ©bianca bondi ©photos Pierre Raffanel De toi à moi à la Fondation Fiminco La Fondation Fiminco Elle réinvestit une ancienne friche industrielle hors-norme à Romainville, accessible par le métro, aux portes de Paris, affin d’en faire un lieu de ressources au service des artistes et ouvert à tous les publics. Déployé actuellement sur 11000 m2 et prochainement sur plus de 46000 m2, ce nouveau quartier culturel rassemble en un seul et même lieu tous les ingrédients nécessaires à la constitution d’un véritable écosystème de la création contemporaine : une résidence d’artistes, des espaces d’exposition et de médiation, des galeries, des associations, et réunira bientôt des structures du spectacle vivant, des artisans d’art ainsi qu’une salle de spectacle.

  • Escarboucle du timbre de Françoise PETROVITCH

    Post de Pierre Raffanel - octobre 2022 - Musée de La Poste Timbre : création de Françoise Pétrovitch, 2022, huile sur toile, 100x81cm ©Photo Pierre Raffanel 📺 Dépose de l'oeuvre originale de Françoise Pétrovitch le 11 octobre 2022 au Musée de La Poste en présence de Philippe Wahl, PDG du Groupe La Poste, d'Anne Nicolas directrice du Musée de La Poste et de Gille Livchitz directeur de Philaposte pour le timbre de la série artistique 2022. Remise de l'escarboucle du timbre à Françoise Pétrovitch par Philippe Wahl et en présence d'Anne Nicolas ©Photos Pierre Raffanel « Françoise Pétrovitch est une artiste plasticienne française. Elle vit et travaille à Cachan et enseigne à l’école supérieure Estienne, à Paris. Son œuvre est foisonnante et s’exprime à travers des supports et techniques très variés : peinture, céramique, verre, lavis, gravure ou vidéo. Cependant, le dessin y tient une place privilégiée et sert de ligne de force à l’ensemble de sa production. Son trait est simplifié, précis, assuré. Elle le conjugue librement à des aplats ou des transparences de couleurs lumineuses et fraîches. L’entre-deux et l’adolescence sont essentiels dans son œuvre. Les personnages ne nous regardent pas, ils détournent le regard, baissent les yeux, ou même se cachent le visage derrière leurs mains. Ils font partie d’un récit qui n’est pourtant pas narré. L’artiste ne laisse voir qu’une partie du sujet, quelque chose déborde toujours hors-champ, hors de la vision, et devient insaisissable. L’animal, est un motif récurrent dans sa création. Dans certaines œuvres elle décrit la rencontre entre l’animal et l’humain : des oiseaux se posent sur les doigts d’une jeune fille, un lézard s’agrippe au vêtement d’un petit garçon… L’enjeu y réside d’abord dans le regard que l’enfant pose sur l’animal, sur une forme de vie qui lui est extérieure et véritablement inaccessible. Mais il est aussi question de la fragilité et des rapports de force que les protagonistes peuvent entretenir. Les mains qui protègent peuvent également blesser ou tuer et, réciproquement, l’animal peut se révéler dangereux. Pour le timbre l’artiste a peint deux figures, un garçon et un lézard et à travers eux, le grand et le petit, le moi et l’autre. Le visage du jeune homme dont les paupières sont baissées conduit à un monde intérieur. Les figures sont concentrées, comme isolées dans le silence. Cependant, l’échange, le dialogue entre les deux êtres demeure possible. » Musée de La Poste

  • Expo : En avant la musique ! Ce langage universel facteur de lien social.

    Du 17 novembre au 21 mai 2023, le Musée en Herbe et les producteurs du Syndicat national de l’édition phonographique se mettent au diapason pour célébrer 150 ans de musique enregistrée : un voyage initiatique et interactif au cœur de la musique enregistrée, son évolution, ses acteurs et sa place dans notre société. Dans cette exposition, art et musique se côtoient : pochettes de vinyles réalisées par des artistes (Keith Haring, Salvador Dalí, Invader, Joan Miró, Pablo Picasso ou Victor Vasarely, etc.), sculpture des Daft Punk de Xavier Veilhan, œuvre musicale de Jean Pierre Müller ou encore les « Mistape » de Djeff. Exposition "En avant la musique" ©Joan Miro ©Bernard Buffet ©sculptures Daft Punk ©photos Pierre Raffanel En compagnie d’inventeurs visionnaires qui conçoivent d’étranges machines nous faisant rêver et au milieu des cylindres et des phonographes, les visiteurs découvrent les tout premiers enregistrements, comme la voix de Gustave Eiffel lors de l’Exposition Universelle de 1889, et les premiers tourne-disques. Le royaume du disque et de la musique nomade. Le XXème siècle est celui de l’industrialisation de la musique enregistrée qui s’installe dans l’espace domestique et se nomadise : apparition du disque sous toutes ses formes, puis de la cassette et du CD. À travers la reconstitution de plusieurs scénettes, les visiteurs s’immergent dans l’univers du disque des années 20 aux années 80 et retrouvent de nombreuses pochettes emblématiques Un studio d’enregistrement reconstitué par des experts passionnés avec une table de mixage que l’on peut manipuler. Des vidéos d’artistes en séances d’enregistrement permettent de s’immerger dans les coulisses de la création musicale. De nombreuses manipulations autour du son et de la musique permettent au public de jouer avec leur voix et de « sampler », pour mieux appréhender l’innovation dans l’écoute et la production de musique. Post et photos de Pierre Raffanel (visite en avant-première le 16 novembre 2022) Exposition "En avant la musique" Musée en herbe

  • 16 Biennale de Lyon - Usines FAGOR

    Biennale Lyon 2022 Les Usines Fagor, ce site abandonné de 29 000 m2 est le lieu d’exposition principal de cette 16e édition de la Biennale d’art contemporain, intitulée manifesto of fragility (manifeste de la fragilité) parmi les 12 lieux de la ville où se rassemble une foule de pratiques créatives de 202 artistes provenant de 40 pays.             Entrée Usines Fagor - Biennale ©2022Photo Pierre Raffanel Un monde d’une promesse infinie : que ce soit à travers les problèmes qu’elles abordent ou les matériaux qu’elles utilisent, les diverses approches de ces artistes représentent des compréhensions variées de notre état actuel d’incertitude mondiale et ont le potentiel d’éclairer notre réflexion sur les voies génératives de résistance. En reconnaissant que les artistes, passés et présents, sont souvent parmi les voix les plus vulnérables de nos sociétés, l’exposition rassemble également des œuvres d’art et des objets couvrant des millénaires qui dévoilent leurs cicatrices et leurs difformités, partagent des récits oubliés de troubles et attirent l’attention sur les traces indélébiles du temps. Et c’est précisément là, au cœur de leur fragilité, que commence la promesse d’un monde véritablement changé. 66 nouvelles commandes sont réalisées pour l’occasion, parmi lesquelles de nombreuses installations immersives, conçues spécialement pour l’évènement, dialoguant avec l’architecture et l’histoire des lieux d’expositions. Isabelle Bertolotti, directrice artistique de la Biennale, a déclaré : « C’est avec un grand plaisir que nous inaugurons aujourd’hui la 16e Biennale de Lyon. Nous sommes extrêmement reconnaissant·e·s à tous nos soutiens publics, ainsi qu’aux nombreux·ses donateur·rice·s privé·e·s, organisations à but non lucratif et partenaires internationaux, pour leurs contributions si généreuses et leur enthousiasme. Il y a une véritable attente et nous sommes impatients de partager avec notre public le travail que nous avons accompli au cours des 3 dernières années. » Post et photos de Pierre Raffanel (visite du 2 novembre 2022) Artistes ©Kim Simonsson ©Annika Kahrs ©Marcus Schinwald ©Nadia Kaabi-Linke ©Marcus Schinwald ©Hans Op de Beeck ©Daniel Otero Torres ©Lucia Tallova ©Mohammed Kazem ©Eva Fabregas // commissaires d'expostion Sam Bardaouil et Till Fellrath ©2022Photos Pierre Raffanel Usines Fagor Ancien fleuron de l’industrie au cœur de l’histoire ouvrière lyonnaise, l’usine d’électroménager Fagor- Brandt, située dans le quartier de Gerland à Lyon, s’étendait sur un site de 4,5 hectares aujourd’hui partiellement en réhabilitation. Si, au début des années 1980, l’usine employait encore 1 800 ouvriers, ils étaient un peu moins de 400 dans les années 2000. La production a été progressivement délocalisée à partir de 2005 et l’usine a été revendue à SITL, puis à Centro Motors en 2010. Alors que débutait sa reconversion dans la production de voitures électriques, l’usine a périclité jusqu’à sa fermeture en 2015. Ce site accueille des événements culturels depuis 2017 et jusqu’en 2023. Les Usines Fagor seront ensuite réaffectées à d’autres usages.

  • 16 Biennale de Lyon - Musée GUIMET

    Post, photos de Pierre Raffanel (visite du 3 novembre 2022) 16 Biennale de Lyon - Manifesto of fragility - Musée GUIMET La Biennale d’art contemporain ouvre ses portes après deux ans et demi de recherches et de préparations approfondies avec 40 partenaires institutionnels, à Lyon et à l’international. Les expositions sont présentées dans 12 lieux de la métropole lyonnaise, dont plusieurs musées, ainsi que dans des sites abandonnés tels le bâtiment de l’ancien musée Guimet , qui ouvre à nouveau ses portes au public après 15 années d’inoccupation. Au total, 202 artistes de plus de 40 pays, dont les œuvres s’échelonnent sur deux millénaires, participent à manifesto of fragility . 16 Biennale de Lyon - Manifesto of fragility - Musée GUIMET 2022 ©Photos Pierre Raffanel Sam Bardaouil et Till Fellrath, commissaires de la 16e Biennale de Lyon, ont précisé : «Le titre de la Biennale, manifesto of fragility (Manifeste de la fragilité), traduit un sentiment actuel universellement partagé, qu’il s’agisse des craintes liées aux changements climatiques, aux destructions consécutives aux guerres, aux bouleversements engendrés par les maladies et les pandémies, ou aux situations de précarité des personnes marginalisées dans notre société. La fragilité est également formellement et conceptuellement au cœur de la création artistique et constitue le fil conducteur de toutes les expositions et des artistes participants. Constituant un rendez-vous important qui rassemble les différents acteur·rice·s du monde de l’art, les artistes comme les visiteur·rice·s, la Biennale propose un manifeste collectif qui affirme la fragilité comme intrinsèquement liée à une forme de résistance, qui nous permet de ré-imaginer notre avenir». Artistes ©ugo schiavi ©nadine labaki et khaled mouzanar ©lucile boiron ©clement cogitore ©daniel de paula ©kennedy+swan ©evita vasiljeva ©leyla cardenas ©mohammad al faraj ©puck verkade ©raed yassin ©tarik kiswanson ©zhang yunyao **2022©Photos Pierre Raffanel Le Musée Guimet Le musée Guimet a été fondé par Émile Guimet - industriel, chimiste, philanthrope et expert amateur de l’histoire des religions - au retour d’un voyage en Extrême-Orient. Inauguré en 1879, le bâtiment de l’architecte Jules Chatron met en valeur la collection d’art personnelle de Guimet et abrite une bibliothèque ainsi qu’un institut de recherche et d’enseignement. Le projet ne suscite cependant que peu d’intérêt de la part des étudiants ou de la ville de Lyon, ce qui incite Guimet à transférer sa collection dans un nouveau lieu, construit à l’identique, à Paris. Transformé en brasserie, en théâtre, puis en patinoire, le bâtiment lyonnais est finalement acquis par la Ville de Lyon, qui y transfère en 1913 les collections municipales du muséum d’histoire naturelle. Le musée ferme définitivement en 2007 et demeure depuis inexploité. En 2014, ses collections sont transférées au musée des Confluences, conçu par Coop Himmelb(l)au. Les périodes de prospérité et de déclin de ce musée et de son bâtiment abandonné incarnent des cycles de fragilité et de résistance qui font écho aux thèmes centraux de la 16e Biennale de Lyon.

  • Jouez, postez ! Rencontre de l'imaginaire postal avec l'univers du jeu.

    Post et photos de Pierre Raffanel lors de l'inauguration le 30 novembre 2022 Venez vivre l'émotion d'un voyage en enfance grâce à cette rétrospective au doux parfum d'antan ! (Entrée de l'expo - Tricycle à pédales ©Musée La Poste ©Photos Pierre Raffanel lors de l'inauguration le 30 -11- 2022) Avec plus de 250 pièces issues essentiellement des collections du musée et une scénographie immersive et ludique, directement inspirée des jeux de construction, cette exposition est une véritable déambulation dans un centre-ville intemporel et coloré (école, église, gare, mairie...et bureau de poste), clin d'oeil à la tournée du facteur. (©Musée de La Poste ©Photos Pierre Raffanel lors de l'inauguration le 30 -11- 2022) Le parcours de visite se décline en quatre thèmes. La Poste, un sujet à l’école Tout au long du XXe siècle, La Poste et ses innovations ont figuré en bonne place dans nos programmes scolaires. Des manuels pédagogiques aux inoubliables « bons points » distribués par la maîtresse, remontez le temps et prenez place sur les bancs de l’école. De l’image à la boîte de jeux L’invention de la chromolithographie et le perfectionnement des techniques d’impression ont permis le développement de l’imagerie enfantine dans les années 1890. Rapidement, les vignettes à collectionner connaissent un succès considérable et sont reprises par un grand nombre de marques. Les jeux de société leur emboiteront bientôt le pas, déclinant à l’envi jeux de plateaux et jeux pédagogiques autour de l’univers postal. Quand je serai grand… L'enfant appréhende mieux le monde des adultes lorsqu'il est ramené à son échelle. Déguisements, bureaux de poste miniatures, voitures et trains mécaniques ont nourri bien des imaginaires et fait naître bien des vocations. Des héros sur papier, sur scène ou la télévision Le facteur et ses péripéties, La Poste et tout ce qu’elle évoque, sont au cœur d’un grand nombre d’aventures qui ont bercé notre enfance. L’exposition propose aux visiteurs de redécouvrir ces « madeleines de Proust » : des anciens imagiers destinés aux tout-petits à la littérature enfantine, du théâtre de Guignol au petit écran et ses personnages emblématiques tels que les héros de Bonne nuit les petits ! ou encore le facteur de l’ Île aux enfants. (©Collection du Musée de La Poste ©Photos Pierre Raffanel lors de l'inauguration le 30 -11- 2022) La visite s’achèvera en apothéose avec… le Secrétariat du Père Noël ! Créé en 1962, il célèbre cette année son soixantième anniversaire. Bon nombre d’entre nous lui ont écrit leur première lettre, une expérience dont chacun garde un heureux souvenir. À l’issue de leur visite, les plus jeunes de nos visiteurs seront invités à écrire eux aussi leur lettre au Père Noël ! Première carte-réponse du Père Noêl, René Chagnard dit Chag et Françoise Dolto - 1963 - Carte postale © Collection Musée La Poste - Paris (©Photos Pierre Raffanel lors de l'inauguration le 30 novembre 2022) Post et photos de Pierre Raffanel lors de l'inauguration le 30 novembre 2022

  • LAUZERO, une musicalité lumineuse

    Post et photos de Pierre Raffanel du 28 janvier 2023 Exposition « Un hymne à la Lumière » LAUZERO du 27 janvier au 6 février à l’Espace Lucie Aubrac à Montmorency Exposition "Un hymne à la lumière" Hommage à Albert LAUZERO Né à Fleurance dans le Gers, ce peintre est davantage attiré par les molles boucles de la Seine, les toits en bâtière des clochers tapis d’Île de France, les coteaux de Montmorency que par les sites de sa Gascogne natale… « Partant d’une palette réduite, il sait par un mûr et patient travail de la brosse faire vibrer des gris et des bleus, d’une multiple et rare distinction, dans des ciels souvent immenses, et sur un dessin nerveux, que rongent de légères épaisseurs de matière, donner du corps à tous les éléments solides, évoquant plus que représentés, avec une infinité d’ocre en des bruns chauds, quelques rouges, quelques émeraudes et de grands blancs crayeux savamment modelés. » Ces œuvres sont souvent musicales. Une vibration, une émotion envoûtante, une vision poétique se dégagent de ces toiles où l’on ressent également une volonté affirmée, une nature discrète et délicate, un dépouillement de construction qui conduit l’artiste aux limites de l’abstrait. Sa tendance à structurer les surfaces en formes géométriques, en prismes de lumière, en verticales qui s’élèvent, évoque une certaine spiritualité. Vernissage en présence de la fille du peintre Pascale Lauzero, du Maire de Montmorency Maxime Thory ,de l’adjoint à la culture Éric Sauray et en partenariat avec l’association Nature & culture en vallée de Montmorency ©Photos Pierre Raffanel ©NEIGE (1963) albert LAUZERO ©Royal Festival Hall 1970 albert LAUZERO Albert LAUZERO en quelques dates : - Arrive à Paris en 1927,dès son arrivée la" lumière" de l'Île de France l'émerveille - Fait son service militaire à Montpellier et prend conscience de sa vocation d’artiste - Retour à Paris - Tombe malade en 1933, se soignera pendant 5 ans, cessant même de peindre et dessiner · 1ère exposition particulière Galerie Carmine en 1947 · Un des fondateurs avec René Blanc et Charles Pollaci de l’école de Pontoise · Membre de la Société Artistique PTT dès juin 1957 grâce au secrétaire général Gaston Penavayre et à l’entremise de Georges Massié, directeur adjoint des Beaux-arts de la ville de Paris · Un des membres fondateurs du groupe 109 en 1982

  • Iconique et audacieuse Notre-Dame : au cœur du chantier

    Post et photos de Pierre Raffanel lors de la conférence de presse le 6 mars. Fresque illustrée autour du chantier de restauration de la cathédrale © photo Pierre Raffanel Mardi 7 mars 2023 : jour d’ouverture du nouvel Espace Notre-Dame sous le parvis de la cathédrale en accès libre et gratuit. Plus de 6 mois de travaux ont été nécessaires pour transformer l’ancien parking en un véritable lieu d’accueil et de découverte dédié à la cathédrale Notre-Dame de Paris. Conférence de presse du 6 mars - A droite de la photo, Lisa Bergugnat ©photo Pierre Raffanel Cette exposition est au cœur des missions de valorisation du chantier et des métiers qui concourent à la restauration de la cathédrale. Elle met en lumière des savoir-faire multiples, certains d’entre eux ont même permis de renouer avec des « gestes ancestraux ». Pour mieux comprendre les enjeux du chantier, une grande maquette pédagogique présente quatre focus - la forêt de Notre-Dame, les voûtes, le beffroi nord et la charpente de la flèche - ainsi que deux opérations de la restauration, sous forme de films d’animation : la restauration des chapelles et la restauration de la croisée du transept. Un film immersif nous plonge au cœur du chantier, retraçant l’évolution des travaux de sécurisation et restauration depuis le 15 avril 2019 à aujourd’hui. Chacun des huit îlots thématiques se polarise sur une opération spécifique, à travers des œuvres d’art, des vestiges, des schémas, des films d’animation et capsules vidéo : la couverture et ses ornements, les peintures et les vitraux, les voûtes et les éléments sculptés, la charpente, le grand orgue et les cloches… Maquette pédagogique à l’échelle 1/55e de la cathédrale pour appréhender 6 opérations clefs de la restauration © Pierre Raffanel Restauration des peintures et des vitraux. Vitrail issu du cloître de la sacristie représentant la légende de sainte Geneviève, patronne de la ville de Paris © Pierre Raffanel Restauration de la charpente et de ses ornements avec l’exemple d’un grand-duc qui ornait la flèche © Pierre Raffanel Reconstruction de la charpente : maquettes pédagogiques de l’élaboration d’une ferme de charpente © Pierre Raffanel Restauration du grand orgue, un mannequin d’orgue miniature est exposé et peut être manipulé © Pierre Raffanel Fresque des métiers présentant toute l’étendue des savoir-faire mobilisés sur le chantier © Pierre Raffanel Vue extérieure de la cathédrale - Fresque illustrée de Adjim Danngar © Pierre Raffanel Informations pratiques : « Notre-Dame de Paris : au cœur du chantier » , la Maison du chantier et des métiers Espace Notre-Dame - Parvis de la cathédrale (entrée face au 6 rue de la Cité) – 75004 Paris Du mardi au dimanche, de 10h à 20h Accès libre et gratuit, sans réservation Plus d’informations sur : rebatirnotredamedeparis.fr

  • Avant-première ART PARIS 2023

    Post et photos de Pierre Raffanel le mercredi 29 mars 2023 © ART PARIS 2023 © Photo Pierre Raffanel En visite en avant-première de la 25e édition d’Art Paris le 29 mars, ma déambulation m’a mené dans la partie « Solo show » de l’exposition et m’a permis de découvrir, de redécouvrir les œuvres d’ artistes qui ont eu un lien avec l’association La Société Artistique de La Poste Groupe et d’Orange. En effet Jean Dewasne et Louise Barbu ont respectivement en 1984 et 1993 réalisé la couverture de la revue Post’Art (Arts PTT) et Vincent Bioulès a fait l’objet d’une chronique d’Alain Assémat dans la rubrique « Poussant la porte du musée Fabre à Montpellier » en novembre 2020. J’ai été particulièrement sensible à l’initiative de la Galerie Françoise Livinec de rendre hommage à la peinture de Louise Barbu, à ces représentations de l’inconscient révélant des formes élastiques en lévitation. Au premier coup d’œil on reconnaît les toiles de cette artiste : « Nous nous sommes approchés d’une intimité. Nous contemplons une solitude métaphysique. Non pas celle que l’on trouve chez Ernst ou Alechinsky. Car la solitude ici est heureuse. Les formes sont entre elles. Elles abritent une lumière qui monte à travers leur épiderme et répand sur elles avec livéralité, sa brûlante blancheur. » (Henri Raynal). Un esthétisme rondement sensuel… © Louise Barbu / galerie Françoise Livinec ART PARIS 2023 © Photo Pierre Raffanel   © Jean Dewasne / galerie Patrice Trigano ART PARIS 2023  © Photo Pierre Raffanel  © Vincent Bioulès / galerie La Forest DIvonne ART PARIS 2023 © Photo Pierre Raffanel   © Jean Dewasne / galerie Patrice Trigano ART PARIS 2023  © Photo Pierre Raffanel

  • 75 ans de Pif le chien

    Post et photos de Pierre Raffanel © Pif le chien et le chat Hercule © Mircea Arapu - Arnal © Vaillant Ça se fête en grand au Musée en herbe : * l’artiste Pop Art Benjamin Capdevielle et son œuvre taquin originale en 100 cubes ** la dédicace du nouvel album PIF par Mircea Arapu ***le chanteur Ycare ! ****le nouveau timbre officiel de Pif : le premier strip du monde Pif le chien a 75 ans. Né sous le crayon d’Arnal, le 28 mars 1948, le petit chien des français est bien vivant. Il séduit aujourd’hui les plus jeunes lecteurs et va retrouver le chemin de l’animation… © le strip le plus long © photo Pierre Raffanel YCARE lors du vernissage avec Pierre Raffanel © photo Marie Bueno © dédicace de Mircea Arapu © photo Pierre Raffanel Happy PIF birthday © Vaillant © photo Pierre Raffanel © Oeuvre taquin de Benjamin Capdevielle © photo Pierre Raffanel

  • Une leçon de peinture avec Jean- Claude Gérodez

    Vous croisant lors d’un de vos ateliers , j’ai pu assister « à chaud » à une leçon de peinture, conviviale mais néanmoins studieuse, et vous ai proposé de relater nos échanges au travers de cette interview. Pierre Raffanel : Tout d’abord, merci pour votre disponibilité et votre accueil bienveillant. Dans votre ouvrage « La leçon de peinture » (éditions Eyrolles) vous nous dites qu’il s’adresse à des « amateurs éclairés », curieux d’approcher le « beau métier » ? Qu’en est-il ? JcG : La grande affaire de mon parcours se résume en deux versants : mon travail individuel d’artiste peintre et graveur tout d’abord puis le rapport aux ateliers, l’envie de transmettre et de partager mon savoir et mon vécu…l’art comme aventure et comme « métier »… Séance atelier avec Jean Claude Gérodez et ses élèves © 2023 Pierre Raffanel PR : quid de l’enseignement artistique ouvert au plus grand nombre ? JcG : Notre civilisation des loisirs qui se targue depuis nombre d’années de surconsommations diverses, de divertissements factices a engendré des activités culturelles multiformes démocratiques et nécessaires : « le tout est possible pour tout le monde » ! Mais pour que toutes les démarches soient défendables, elles doivent être exigeantes, humbles, et connaître les éléments fondamentaux des techniques du dessin et de la peinture : dans l’idée de monstration, c’est la moindre des politesses ! Au cours des ateliers une solidité de pensée se forge, authentique, un réel travail de recherches, d’études en lien direct avec l’histoire de l’art. PR : faut-il être artiste pour enseigner efficacement ? JcG : je crois que les grands artistes ne sont pas et n’ont pas toujours été de grands pédagogues, et inversement des artistes de moindre talent peuvent être d’excellents enseignants. L’artiste-professeur, pour être authentique dans sa démarche, doit être immergé dans « l’aventure » au quotidien : physiquement, moralement, spirituellement proche des histoires de l’art planétaire. PR : inversement, serait-il possible d’enseigner sans pratiquer la peinture ? JcG : pas à ma connaissance. Le transmetteur a souvent une « personnalité », une authenticité, une générosité; et fondamentalement place l’art au sommet de la pyramide. Tant que nous n’aurons pas saisi que dans l’éducatif, l’Art sous toutes ses formes n’est pas la périphérie mais le centre de nos préoccupations éducatives, alors on n’aura rien changé de nos systèmes sociaux, politiques et existentiels ! PR : quelles sont les premières notions que vous transmettez à vos élèves ? JcG : Pour mon enseignement, je propose des exercices divers que nous corrigeons ensemble par de nombreuses analyses partagées. L’apprentissage artistique est avant tout un dépassement de soi, une manière de laisser paraître une sensibilité fine pour la recherche de son propre langage. Solidité technique et réalisation de sa propre vision de la peinture. Séance atelier au Musée du Louvre avec Jean Claude Gérodez avec ses élèves pour une analyse partagée d’un croquis « sur le motif » © 2023 Pierre Raffanel PR : quelle est le rôle de la matière dans l’apprentissage ? JcG : essentielle et fondamentale. La clé de la technique en peinture est de transmuter la matière picturale, le pigment en pure poétique. La peinture commence lorsque l’image s’efface. Or la problématique aujourd’hui, est que l’on fabrique des images, alors que nous pourrions probablement accomplir une diète salutaire ! L’image est un leurre puisque tout se joue dans la vibration de la matière picturale. PR : est-il indispensable que l’élève se confronte à un maximum de techniques : graphite, fusain, encre, lavis, gouache, pastel sec et à l’huile, peinture à l’huile et acrylique ? JcG : oui car tout artiste a et doit avoir une palette extrêmement étendue. Pourquoi ? Parce qu’un matériau, un pigment vont tellement faire signe et vont engager une ouverture le plus souvent, insoupçonnée… PR : quelle place donnez-vous au vide dans l’art et quels sont les notions fondamentales de l’apprentissage ? JcG : aussi importante qu’est le silence en musique. Ce vide qui provoque cette curiosité, cette lucidité de ce qu’est un espace à peindre c’est-à-dire ce travail idéal entre les pleins et les vides qui va rythmer la structure d’une toile. Ensuite se jouent les éléments clés : l’espace, le trait, les lignes, les rythmes, le mouvement, la lumière, la couleur … PR : vous semblez très attaché à donner une dimension poétique à la peinture ? JcG : oui car l’artiste a une responsabilité sociale que l’on pourrait qualifier de poético-politique, cela me paraît fondamental « d’habiter le monde en poète ». PR : le déroulé de chacune de vos séances est-il toujours identique ? JcG : oui et non. Cela dépend des ateliers, des participants. Le fondement est le même : une exigence technique. Durant une séance je fais des propositions de temps plus ou moins longs par des croquis rapides, des études d’une heure ou deux, des explorations de techniques mixtes, de modelage de la terre, de gravure…La structure de fond reste la même et peut, en fonction de ce qui se déroule dans leur travail, évoluer et se moduler. PR : l’art oscille entre représentation du réel et pensée abstraite, quelle est votre méthode pour guider l’élève dans ses choix ? JcG : pour la dite réalité, nous avons en atelier le goût absolu et constant de l’observation du monde, d’un portrait, d’une nature morte, d’un paysage « sur le motif »… Comme disait Goethe : « On ne voit bien que ce que l’on a dessiné ». Il faut apprendre à voir et non regarder. Une peinture repose sur une architecture solide, une conception alliant géométrie et érotisme. On travaille à développer notre imagination. Nous nous appuyons sur toute la littérature, ouvrages importants d’historiens d’art comme Daniel Arrasse par exemple… Pour ce qui est de l’abstraction, il n’y pas de clivage avec la figuration : chez Nicolas Poussin, figuratif, résonne néanmoins la pensée abstraite... Chez Poliakoff, non- figuratif se tient la figuration parce qu’il emploie des matériaux, une toile qui sont figuratifs ! Je préfère le terme de peinture non figurative pour désigner l’abstraction. PR : pourquoi le « nu » est-il si formateur ? JcG : parce que ça s’adresse à ce que nous sommes : le corps. Les artistes ont manipulé le corps humain jusqu’à en donner une vague apparence, creusant dans nos réalités physiques, nos esthétismes. La beauté existe dans des modèles très différents, de tous âges. PR : une connaissance de l’histoire de l’art et de ces divers courants artistiques sont-ils des passages obligés pour l’apprentissage ? JcG : indispensable. Séance atelier avec Jean Claude Gérodez et ses élèves © 2023 Pierre Raffanel PR : peindre semble plutôt un acte solitaire . Pour autant, l’atelier est-il un espace de partage et de transmission ? JcG : oui, l’atelier est une chance inouïe de partager toutes nos différences, nos diverses conceptions. Mon rôle est d’accompagner l’élève dans toutes les directions. PR : l’apprentissage de la peinture permet-il de nous « grandir humainement » ? JcG : chaque démarche artistique nous permet d'être plus haut avec nous-mêmes et par conséquent plus juste avec les autres, plus accueillants plus authentiques. Chaque démarche artistique nous élève, plus curieux du mondes et des autres. C'est une nourriture indispensable et une fête de l'esprit. (chronique de Pierre Raffanel dans la revue Post'Art 10 - juin 2023) Séance atelier au Musée du Louvre (cour Marly - aile Richelieu) avec Jean Claude Gérodez en plein échange avec ses élèves pour une analyse partagée d’un croquis « sur le motif » © 2023 Pierre Raffanel

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