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  • Photo du rédacteurPierre RAFFANEL

Le peintre Daniel BIGARÉ in situ

Dernière mise à jour : 31 oct.


Atmosphère d’atelier Le Nergone de Daniel BIGARÉ à Ecury s/ Coole, petit village près de Châlons en Champagne.


« Tu ne sais pas où tu vas arriver, c’est la toile qui t’emmène ».


Nous y sommes, le décor est planté : le clapotis de la rivière Coole au fond de la cour, l’ambiance chaleureuse de cette maison champenoise restaurée avec une bande de « potes », de grosses poutres de bois et un escalier qui nous mène à ce bel atelier de 80 m2 …et oh! surprise, juste à côté, une galerie constituée de 120 mètres linéaires pour accrocher les toiles du « Big ». C’est Ginette, son épouse, qui nous accueille, bienveillante et attentive, on sent immédiatement une complicité entre ces deux-là !

L’atelier est un cocon style loft avec une luminosité idéale et propice à la création. Très structuré, ordonné et fonctionnel aussi : le coin travail (grand chevalet, pinceaux, palettes, pots …), la mini-cuisine, le coin rangement (ordinateur, classification des œuvres de l’artiste…), et un coin pour refaire le monde et boire un coup avec les copains : un canapé, une guitare, une collection de pipes et de cafetières…

Justement, un de ces copains d’enfance : Jean Cabut. Ils sont nés à quatre jours d’intervalle, à Châlons en Champagne et fréquenteront les mêmes bancs d’école. Daniel, voyant que Cabu est un as du dessin « capable même de faire un croquis dos tourné, les mains dans les poches » préfère s’orienter vers la « gribouille ».

Pendant les premières années, sa peinture est dans la grisaille : des tons gris, marron, vert. Puis s’inspirant du « bleu » de Nicolas de Staël, il créera au fil du temps sa palette de « blue note » personnelle. Puis il « monte en gammes de couleurs » Le vert, lui, a presque complétement disparu. Les couleurs sont à l’épicentre de toute l’œuvre de Daniel Bigaré.

La couleur est structurante, point d’ancrage de son inspiration, le dessin lui vient dans un deuxième temps. Ses personnages bougent en une verticalité rythmée, heureuse et dynamique. Rien n’est statique !

Ses tableaux sont vivants, empreints d’humanité et de voyages : marines, ports méditerranéens, marchés au Burkina Faso, souks, paysages bretons, ambiances urbaines, New-Orléans et jazzmen new-yorkais. D’ailleurs, John Coltrane est son musicien préféré.

Cabu lui insufflera l’idée de changer son paraphe d’artiste, « trop inspirée de Bernard Buffet ».

La liberté de ton de Daniel Bigaré viendra lors d’une exposition de La Société Artistique : « J’arrive, je vois Pierre Lonchamp en débardeur, rouge vif. Son allure m’a scotché, son attitude nonchalante m’a impressionné. Un véritable déclic qui m’a libéré. » C’est le départ du style Bigaré, à mi-chemin entre le figuratif et le non figuratif.

D’autres peintres postiers l’inspireront : Albert Gorra peintre figuratif de Châlons, Augustin Memin, Claude Frégère, Gaston Sébire , Pierre Ambriogiani, Yves Degorre …

avec tous, le même dénominateur commun, la passion de leur art !


Post de Pierre Raffanel

Extrait de la revue Post'Art 5 - novembre 2020 - La Société Artistique





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